Etude historique simplifiée validée par l'Architecte des Bâtiments de France
Le Petit Mas
- 242 Avenue du Général Ferrié.
- Parcelle cadastrale CT 572 1126 M2
- La parcelle fait partie intégrante du lotissement les Oliviers datant de 1926
- Une demande de permis de destruction totale d’une villa et de construction d’un immeuble sur 3 niveaux avec 12 logements et 24 parkings a été déposée le 13 Mai 2016 sous le No 16A0063 à Antibes.
La situation
Une investigation approfondie est indispensable, mais les traces humaines, architecturales et environnementales semblent suffisamment patentes et concordantes pour considérer que le Petit Mas est un rare témoin patrimonial de la réalité agricole de la ville d’Antibes entre les 18è et 20è siècles.
Sa disparition, aggravée par la construction d’un immeuble dans un très ancien lotissement, serait celle d’un essentiel jalon patrimonial antibois.
Les traces humaines
Des traces sans doute identifiables depuis le 18è siècle
Le cahier des charges du lotissement, signé en l’étude de Me Gallais, approuvé par le Préfet le 13 Octobre 1926 fait état des successions depuis Antoine Cauvin, décédé en 1846.
Une recherche est en cours pour remonter plus avant, au 18è siècle.
Le service de l’urbanisme d’Antibes, quant à lui, date officiellement, la propriété de 1800.
Des traces d’agriculteurs
L’acte de décès d’Antoine Cauvin, comme le cadastre du 19è siècle, attestent que l’activité sur la propriété était bien agricole, avec, au moins, vignes, oliviers et cultures nécessitant des labours.
Les traces architecturales
Le cahier des charges du lotissement stipule page 4 qu’il s’agit d’une propriété de 10295m2 comprenant des bâtiments de ferme, un hangar, un puits, un réservoir d’eau.
Deux bâtiments figurent sur le plan annexé et correspondent exactement aux deux bâtiments actuellement cadastrés.Le puits et le réservoir d’eau existent encore et semblent toujours en état de fonctionnement.
Un tracé sur ce plan, entre les deux bâtiments, figure probablement l’aire de séchage (ou de battage, ou les deux), elle aussi présente sur le cadastre actuel. Elle est dans un très bon état de conservation, constituée de pavés disposés selon un appareillage très particulier.
Reste à savoir ce qu’on y faisait sécher, mais le lotissement limitrophe, dénommé les Figuiers, permet d’envisager la dessication de ces fruits grâce à des claies disposées sur l’aire comme le décrit Henri Pellegrini (avec lequel je suis en contact) dans un article très documenté.
Les traces environnementales
La présence d’oliviers centenaires ajouté à la situation de cette ferme dans le « lotissement-ancienne propriété », renforce la cohérence vivante d’un rare ensemble du passé rural, dans un présent urbain.
Dans ce sens, si notre commune comporte des traces bien plus monumentales du passé, le « Petit Mas », du fait même de son modeste caractère agricole, évoque parfaitement une historique réalité rurale.
Préservé, il ne peut que contribuer à penser et à réaliser l’aménagement de la cité dans la recherche d’un équilibre humanisé et durable.
La commune de Six-Fours, par exemple, a su valoriser un site comparable: Cliquer pour en savoir plus !
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